Histoire

La présence humaine dans la commune est attestée par des artefacts néolithiques dès le Rodézien (de - 3300 à - 2400 ans avant notre ère), grâce aux fouilles faites au XIXe siècle.

Dans l'antiquité le village portait le nom de Nobiliacum. Il prit le nom de St-Léons en mémoire de Léontius, évêque de Bordeaux, qui vint s'y réfugier au VIème siècle pour fuir les Visigoths.

Le village de Saint-Léons est attesté depuis le IXe siècle. Au Xe siècle le lieu est donné au monastère de Vabres, puis au XIe siècle il passe dans la dépendance de l'abbaye Saint-Victor de Marseille. Le prieur du monastère bénédictin "Saint-Pierre-et-Saint-Léonce" est à la tête d'un territoire qui couvre les actuelles communes de Saint-Léons et Saint-Laurent-de-Lévézou. Jusqu'à la Révolution Française, le seigneur féodal est donc le prieur du monastère. Douze moines composaient la communauté bénédictine. Parmi eux, le camérier, le sacristain et le pitancier avaient des tâches particulières et jouissaient de revenus supplémentaires.

Dolmen de la Glène

Dolmen de la Glène "Peyrelevade"

La période de prospérité

La période de prospérité du Rouergue (mi XVe siècle - mi XVIe siècle) est attestée par la présence de beaux bâtiments tels que le château des prieurs, dit "de Saint-Martin" (mi XVe siècle), et les maisons à tourelle d'escalier hors d'œuvre et fenêtres à meneaux. À cette époque, le prieur devient commendataire : il ne réside plus à Saint-Léons, et les moines choisissent l'un d'entre eux comme prieur claustral. Les guerres de religion touchent particulièrement Saint-Léons, où le prieur laïque passe au protestantisme et transforme le monastère en place forte. En 1580, les catholiques assiègent Saint-Léons, canonnent et incendient le village, son château et son monastère. Les vestiges actuels du monastère correspondent à peu près à l'état d'après 1580.

Le château de Saint Léons

Le château de Saint Léons

Saint-Léons de 1739 à nos jours

En 1739, le conseil du Roi décide de séculariser Saint-Victor-de-Marseille et ses prieurés. La communauté religieuse de Saint-Léons devient un chapitre de chanoines, et le prieur est dorénavant nommé directement par le roi. Les chanoines désertent peu à peu le village.

En 1789, un seul d'entre eux réside à Saint-Léons, et la vente des biens ecclésiastiques comme biens nationaux ne semble pas avoir soulevé de contestations majeures ; d'autant que les notables locaux en sont les principaux bénéficiaires. L'ancienne seigneurie devient chef-lieu de mairie et commune.

C'est en 1869 que les habitants de Saint-Laurent-de-Lévézou obtiennent la création d'une commune propre.

Saint-Léons a connu son apogée démographique au XIXe siècle et a ensuite été touché par l'exode rural. Les grandes foires au bétail ont décliné et disparu, les commerces ont fermé et les résidences secondaires se sont multipliées. Un nouvel élan pour le village est lié à la construction et l'ouverture de Micropolis et à la proximité de la sortie de l'A 75.

Saint Léons vue générale

Saint Léons, vue générale

Patrimoine

Halle aux grains : le Sesteyral

Saint-Léons était autrefois et jusqu’au milieu du siècle dernier, un important lieu d’échanges. Le Sesteyral est l’emplacement des trois mesures à grains utilisées lors des marchés et des foires, qui servaient de référence pour la mesure dite ‟de Saint Léons” à une époque où chaque bourg avait son unité de mesure.

Saint Léons le Sesteyral

Saint Léons, le Sesteyral

Le Château SAINT MARTIN

Le château de Saint Léons fut construit entre 1445 et 1454 sur l’ancienne chapelle dont il a pris le nom. Le Seigneur-Prieur de Saint Léons, responsable du village et du monastère, y logeait. Grand bâtiment de plan rectangulaire, haut de quatre niveaux, flanqué de trois tours et ceinturé de mâchicoulis, il domine le village avec prestance.

Saint Léons le château Saint Martin

Saint Léons, le château Saint Martin

Le bâtiment monastique

La partie ouest du bâtiment est la mieux conservée. Construit en 1340 il comprenait réfectoire et cuisine au rez-de-chaussée et dortoir à l’étage.

Malgré la beauté de ce bâtiment en pierre taillée, les conditions de vie y étaient rudes.

Saint Léons le bâtiment monastique

Saint Léons, le bâtiment monastique

La fontaine de Sainte Castissime

Sainte Castissime avait la réputation de permettre la guérison des yeux. L’eau fraiche et potable de cette fontaine est très bonne pour les reins et les yeux. La voute de ce lavoir date du XVIIIe siècle. Elle était aussi appelé ‟la fontaine du cimetière”.

Saint Léons fontaine de Ste Castissime

Saint Léons, fontaine de Ste Castissime

Le fort bas

Le "Fort Bas" bâtiment isolé, fortifié à la fin du Moyen Age. Il aurait logé les soldats protestants pendant les guerres de religion

Saint Léons le Fort Bas

Saint Léons, le Fort Bas

La tour grosse

A l’angle nord-ouest de l’ensemble monastique, la base circulaire d’une tour ancienne. Cette tour, dite Grosse, voire Barbacane, servait de réserve à la communauté villageoise.

Saint Léons la Tour Grosse

Saint Léons, la Tour Grosse